Pour ce mois de novembre, je vous propose de faire une analyse du lectorat féminin de BD en se focalisant sur le manga et le webtoon. Pour être tout à fait honnête avec vous, je comptais tout d’abord dédier cet article de Manket aux différents types de lectorat de bande dessinée. Toutefois, en me plongeant dans le sujet, je me suis rendu compte qu’il était beaucoup plus intéressant de se concentrer sur les lectrices de BD. Le sujet a déjà fait l’objet de différents articles et études (je vous invite notamment à lire celui de Xavier Guilbert sur le sujet), mais avec l’émergence du webtoon qui cible très clairement les lectrices plutôt que les lecteurs, il me paraissait intéressant de réaliser une nouvelle analyse. Qui plus est, il y a quelques temps j’ai eu l’occasion d’écouter une vidéo d’un éditeur japonais de Shôgakukan qui parlait de la prise en compte du lectorat féminin dans sa stratégie éditoriale[1]. Les étoiles s’alignent donc parfaitement !
Méthodologie et définition des termes
Pour réaliser cette analyse, je me suis basée sur des études réalisées par différents organismes statistiques comme le CNL, Ipsos ou encore GFK. Vous trouverez évidemment tous les liens en bibliographie de l’article.
À noter également qu’exceptionnellement pour cet article, j’utiliserai le terme « manga » pour englober l’ensemble du medium (manhua, manfra…). J’ai fait ce choix par souci de compréhension. L’article reprenant différentes données statistiques, je ne souhaitais pas alourdir mon analyse plus que nécessaire.
Cette parenthèse méthodologique effectuée, commençons sans plus tarder cet article.
Les particularités du lectorat de BD : qui lit quoi ?
Tout d’abord, il est essentiel de comprendre que le lectorat de bande dessinée a toujours été plus masculin que féminin[2]. Historiquement, la BD était publiée dans des magazines plutôt destinés aux jeunes garçons (Pilote, Spirou…). Le lectorat féminin n’était donc pas le cœur de cible d’origine. De plus, sociologiquement, les femmes ne se dirigent pas vers les mêmes types de lectures que les hommes (du fait d’un processus de socialisation différencié en fonction du sexe). Ainsi, les hommes ont plus tendance à s’intéresser à des récits d’aventure ou de science-fiction (thématiques assez présentes dans la bande dessinée), quand les femmes se dirigeront plutôt vers des récits sentimentaux ou policiers (dans le cas du roman). Cela pourra vous sembler cliché, mais il s’agit d’une réalité sociologique que l’on ne peut nier. Ainsi, si l’on prend la dernière étude statistique du CNL et de Ipsos, Les jeunes Français et la lecture de 2024, voici les types de romans lus par les jeunes (7-19 ans) en fonction de leur sexe :

En élargissant à toute la population, nous retrouvons exactement les mêmes disparités :

Ainsi, les femmes ont plus tendance à lire des romans policiers ou sentimentaux, quand les hommes se dirigent vers des romans de SF ou d’aventure (pour les plus jeunes).
Au sein de la bande dessinée, on remarque également des écarts significatifs en fonction des catégories préférées des lecteur.ices. C’est ce que montre en tout cas l’analyse de Christophe Evans dans l’ouvrage collectif La bande dessinée : quelle lecture, quelle culture ? publié en 2015.

Les récits jeunesse et autobiographiques sont ainsi privilégiés par les femmes, quand les hommes préfèrent les westerns ou les thrillers (catégorie pourtant plus féminine dans le domaine du roman).
Cependant, de manière générale, le lectorat féminin a plutôt tendance à privilégier les romans plutôt que la bande dessinée. Pour vous le prouver, voici les trois domaines littéraires les plus lus par les jeunes lecteur.ices âgés de 7 à 19 ans (soit la tranche d’âge où l’on lit le plus d’albums de bande dessinée et de manga) :

Pour l’ensemble de la population toutes tranches d’âges confondues et sans compter les romans, la bande dessinée vient en première position des domaines littéraires les plus lus chez les hommes, quand les femmes privilégient les livres pratiques ou encore les livres pour enfants.

On remarque donc bel et bien une différence d’intérêt pour les différents domaines littéraires en fonction du sexe.
Si l’on rentre dans les détails au sein même de la bande dessinée et du manga, le constat est encore plus flagrant. Selon l’étude La lecture de bandes dessinées réalisée par le Département des études de la prospective et des statistiques en 2012, 14% des hommes se déclarent non-lecteurs de BD contre 32 % pour les femmes. On retrouve également des disparités au sein même des lectrices de BD :
« Même lorsqu’elles sont lectrices, elles en lisent en moyenne moins que les hommes (20 bandes dessinées lues dans l’année par lectrice contre 32 bandes dessinées par lecteur), elles déclarent un rythme de lecture plus irrégulier (21 % des lectrices lisent de manière exceptionnelle contre 12 % des lecteurs) et elles sont plus nombreuses à déclarer que la lecture de bandes dessinées ne leur manquerait pas du tout si elles devaient en être privées pendant six mois (44 % des lectrices contre 30 % des lecteurs) » (La lecture de bandes dessinées, Département des études de la prospective et des statistiques, 2012)
Plus récemment, l’étude du CNL et de Ipsos de 2025 citée plus haut a fait un focus sur les albums de bande dessinée :

Concernant le manga qui est souvent perçu comme plus féminisé que la bande dessinée franco-belge, on constate que ce n’est pas forcément le cas :

Pour vous montrer d’une autre façon les résultats, j’ai compilé les données de l’étude du CNL et de Ipsos portant sur Les Français et la BD de 2020. Voici la courbe de lecture du manga en fonction du sexe :

On remarque bel et bien une différence notable du lectorat de mangas en fonction du sexe et de l’âge. Pour les garçons comme les filles, le pic de lecture se fait entre 13 et 15 ans pour ensuite s’éroder au fil de l’âge. Le manga constitue près des ¾ des lectures des garçons de cette tranche d’âge contre moins de la moitié pour les filles. (Les jeunes Français et la lecture, CNL et Ipsos, 2024)
On retrouve alors des disparités parmi les autres segments de la bande dessinée puisqu’entre 10 et 12 ans, les filles se dirigent plutôt vers la lecture d’albums ou de romans graphiques, qui est la catégorie qui regroupe plus de lectrices que de lecteurs :


À l’inverse, le comics est la catégorie où l’on retrouve le plus d’hommes :

Les graphiques que je vous ai montrés jusqu’à présent ne nous présentent qu’une image fixe du lectorat à un instant T. On peut donc se demander ce que cela peut donner sur une période plus longue. Dans son analyse de 2021 intitulée Panorama de la bande dessinée, Xavier Guilbert a comparé l’ensemble des études réalisées sur le sujet. On remarque alors que la part du lectorat féminin est plutôt stable, voire a tendance à s’éroder, remettant en cause « l’idée régulièrement avancée d’une « féminisation » du lectorat de la bande dessinée, qui serait encouragée par les mangas et une offre éditoriale plus riche spécifiquement destinée aux lectrices ».

Toujours selon Xavier Guilbert :
« Entre 1988 et 2018, on y observe ainsi une structure inchangée du lectorat féminin, qui se répartit grossièrement en 50 % de lectrices occasionnelles (1 à 4 bandes dessinées lues au cours des 12 derniers mois), 40 % de lectrices moyennes (entre 5 et 19 bandes dessinées lues) et autour de 10 % de grosses lectrices (plus de 20 bandes dessinées lues) ». En d’autres termes, on peut conclure qu’il n’y a pas eu de féminisation du lectorat au fil des années. (Panorama de la bande dessinée en France, 2021, CNL)
Si le lectorat féminin est moins important dans la BD, on remarque toutefois que les femmes achètent plus souvent de la BD que les hommes. Ici, il est important de faire une distinction entre lectrices et acheteuses. On peut très bien acheter de la bande dessinée sans pour autant être lecteur.ice. Pour ce type de profil, GFK et le SNE ont réalisé une enquête intitulée La Bande dessinée, une pratique culturelle de premier plan : qui en lit, qui en achète ? L’étude nous informe que 53% des femmes achètent de la BD en France en 2016. Si l’on fait un focus sur le manga, voici donc ce que l’on peut apprendre :

En 2016, il y aurait donc près de 1,8 millions d’acheteurs de mangas. Sur ces 1,8 millions, 54% seraient des femmes (soit un peu moins d’un million). La catégorie la plus achetée par les femmes reste le shôjo, même s’il s’agit plus d’un objet-cadeau que d’un livre que l’on prend pour soi. À l’inverse, le seinen est présent à 60% dans les achats de mangas des femmes avec la même proportion d’acheteurs devenant le lecteur final. Je précise qu’il faut faire attention avec ce type d’étude. Nous n’avons aucune donnée sur ce qu’il advient de l’ouvrage après la phase d’achat. Même si l’on achète le manga pour soi, la personne peut très bien finir par délaisser l’ouvrage sans réellement l’avoir lu. D’autant que les données datent d’il y a pratiquement 10 ans. En une décennie, plusieurs événements, dont une crise sanitaire, sont passés par là. Il n’empêche que cela permet d’identifier plus clairement un panel d’acheteuses important pour le seinen et le shôjo. Précisons tout de même que l’étude tente de définir un profil acheteur et un profil lecteur, mais je ne suis pas arrivée à bien comprendre la méthode mise en place pour définir ces profils.
Le lectorat de BD numérique
Si jusqu’à présent, je me suis focalisée sur le lectorat de BD papier, j’aimerais poursuivre mon analyse en m’arrêtant un moment sur la lecture de BD en format numérique. Tout d’abord, il est important de comprendre que le lectorat de BD dématérialisée est extrêmement faible. En 2017, l’étude réalisée par l’institut Hadopi La diffusion dématérialisée de BD et de mangas en France estimait à 4% de lecteurs au format numérique en France. Au sein de la BD numérique, le manga reste cependant le domaine le plus lu avec près de 17% de lecteurs réguliers au sein de la population adulte. L’étude de l’Hadopi datant d’il y a huit ans, elle ne prend pas en compte le webtoon, popularisé en France pendant la crise sanitaire. Il serait intéressant de pouvoir comparer cet « avant » et « après » webtoon afin de savoir si ce dernier a réellement permis une augmentation du lectorat de BD numérique (et si oui de combien exactement). La récente étude sur Les jeunes Français et la lecture a tout de même ajouté l’item webtoon dans ses questionnaires en 2024 permettant de voir effectivement une augmentation des jeunes lecteurs en format numérique, mais cela concerne le livre dans sa globalité et non seulement la bande dessinée. Impossible donc pour le moment d’être certain des effets du webtoon sur le lectorat de BD numérique.

Du côté de l’âge et du sexe, pas de surprise. La bande dessinée numérique attire plus de lecteurs que de lectrices dont le pic se fait surtout entre 16 et 35 ans.

On se rend compte avec ce graphique que le lectorat de BD numérique est légèrement plus âgé que celui de BD physique (mais reste toutefois assez jeune). Je trouve cependant assez surprenant de voir une légère différence d’âge entre les sexes. En effet, on remarque que le pic de lecture pour les hommes en format numérique se situe autour des 15 ans pour ensuite baisser avec l’âge. Dans le cas des lectrices, le pic se fait plutôt après 25 ans pour ensuite s’éroder au fil du temps. Je ne m’explique pas cette différence. D’autant qu’aucun des rapports que j’ai pu lire ne semble relever ce point.
Si les statistiques que je viens de vous montrer s’appliquent au lectorat français, je me suis posé la question de ce qu’il advenait dans des pays où la lecture numérique est plus présente que chez nous. J’ai eu la surprise de tomber sur une étude réalisée au Japon sur un panel de 2 000 personnes. On apprend ainsi que l’intérêt pour le manga est sensiblement le même pour les hommes que pour les femmes, mais que les lectrices favorisent beaucoup plus le format numérique. Ainsi, 40% des femmes interrogées lisent en format numérique (contre 30% des hommes).

Je précise tout de même qu’il faut faire attention avec cette étude. La barrière de la langue ne me permet pas d’en savoir beaucoup plus sur la manière dont cette dernière a été réalisée (mon niveau de japonais étant assez moyen). Il ne me semble pas qu’un réel institut statistique soit derrière. Il faut donc prendre tout cela avec de grosses pincettes. Toutefois, je suis quand même tombée sur deux autres études montrant également une plus forte proportion des femmes lisant en format numérique. L’une a été réalisée par le site Cross Marketing sur plus de 1 000 personnes et l’autre par Appliv Topics sur près de 2000 personnes. Les deux enquêtes montrent une très grande proportion des femmes lisant les mangas en format numérique gratuit (47% des femmes contre 37% des hommes pour Cross Marketing et près de 50% des femmes contre un peu moins de 40% des hommes pour Appliv Topics). Sur l’ensemble des pratiques, l’étude Cross Marketing nous dit que 60% des femmes lisent en format numérique contre 44% des hommes. Pour le format papier, nous sommes à 74% d’hommes contre 62% de femmes. Les trois études semblent donc toutes pointer vers une plus forte proportion des femmes lisant en format numérique au Japon.
Le webtoon : une lecture plus féminisée
J’en arrive à présent à la thématique du webtoon. Si vous avez bien suivi l’analyse jusqu’à présent, vous aurez compris que la lecture de BD commence assez jeune pour ensuite s’éroder dès 15 ans pour les hommes comme pour les femmes. C’est là que la question du webtoon devient intéressante à étudier. Bien qu’il n’existe à ce jour aucune étude sur le sujet, les lecteur.ices de webtoons semblent se situer dans la tranche d’âge 18-25 ans. C’est ce que souligne entre autre Emilie Coudrat, responsable de développement de Webtoon France : « Aujourd’hui, 55% de notre audience est féminine et la majorité de notre lectorat est sur la tranche d’âge 18-25 ans ». Un article concernant le lectorat de Webtoon USA indique également qu’en 2024, environ 40% des lecteurs de l’application sont âgés de 18 à 24 ans et 35% ont entre 25 et 34 ans. On comprend donc que les webtoons[3] sont lus en grande majorité par des jeunes femmes adultes. Là où le manga ou encore la BD franco-belge est populaire auprès des plus jeunes, la webtoon parvient à convaincre une partie de la population adulte[4]. Il serait intéressant de savoir si le webtoon parvient à recruter des anciens lecteurs qui se sont désintéressés de la BD ou bien si ce dernier est déjà populaire auprès de la communauté des fans de BD, et notamment de manga (je penche pour ma part pour ce dernier point). Pour le moment, rien n’est certain. Il n’empêche que le webtoon reste le seul type de BD avec le roman graphique où l’on retrouve le plus de lectrices que de lecteurs dans les mêmes proportions (54% de lectrices de romans graphiques selon l’étude du CNL de 2020). Cette plus forte féminisation du lectorat webtoon se fait sentir à travers les principales catégories proposées par l’application. En février 2025, j’avais compté le nombre de séries présentes sur l’application en fonction des catégories. Il y avait 397 titres de romance, 228 titres drama, 163 d’action et 378 titres fantastiques. Aujourd’hui, nous sommes à 427 titres de romances, 218 titres d’action et 337 titres de fantasy/fantasy moderne. Entre temps, des mises à jour ont été effectuées et nous ne trouvons plus les mêmes catégories qu’avant. Il y a notamment eu l’ajout de titres romantasy (au nombre de 155). De même, de nombreuses applications de webtoon se spécialisent dans le boy’s love, lu en majorité par des femmes, à l’instar de Bontoon/Lehzin et de Tappytoon[5]. Cette forte dominance de la romance et du BL se fait aussi ressentir dans les webtoons printoonisés (adaptés en format papier). Ainsi en France en 2024, 55% des séries de webtoons sont de la romance ou du BL :

Le BL est publié chez près d’un tiers des éditeurs de webtoons printoonisés (6 sur 22). Deux éditeurs, K ! World et Nao Studio Publishing sont même spécialisés dans cette catégorie. En dehors du format BD, le danmei (roman chinois mettant en scène des relations amoureuses entre deux personnages masculins) se popularise de plus en plus en France avec des titres comme Le Grand Maître de la cultivation démoniaque ou encore Heaven Official’s Blessing. Pour vous donner une idée du succès que peuvent avoir les webtoons BL, le titre Killing Stalking sorti chez Taifu en 2020 s’est vendu à plus de 30 000 exemplaires (il est possible que les ventes soient regroupées sur les deux premiers volumes, l’article ne précise pas). En comparaison, le webtoon à succès True Beauty, s’est vendu à 25 000 exemplaires pour le premier tome. Le BL marche et c’est sans doute la raison pour laquelle la production est aussi importante. Je ne compte plus le nombre d’articles et de personnes autour de moi expliquant que le lectorat féminin serait également plus fidèle que le lectorat masculin. Les femmes auraient ainsi plus tendance à continuer d’acheter et de suivre une série sur le long terme. Autant vous dire qu’aucune des études que j’ai pu lire n’abordait ce sujet… Je n’arrive donc pas très bien à saisir d’où vient cette affirmation… Cependant, il est vrai que quand on parle du livre dans sa globalité, on trouve une plus grosse proportion de femmes grandes lectrices que d’hommes grands lecteurs. Ainsi, l’étude Les Français et la lecture de 2025 montre que 30% des femmes et 23 % des hommes lisent plus de 20 livres par an. Cependant, sur ces 20 livres, rien ne nous dit que les lecteurs ne l’ont pas emprunté à la bibliothèque ou bien acheté d’occasion. Je n’ai pas réussi à trouver d’études montrant les pratiques d’achat en fonction du sexe.
Conclusion : des lectorats de BD différents
À travers cet article, j’ai tenté de vous proposer une analyse du lectorat féminin de BD. Si on entend souvent parler d’une forte féminisation du lectorat de BD grâce notamment à l’apport du manga, les chiffres nous montrent que ce phénomène n’a pas eu lieu. Cependant, il est vrai qu’au sein même de la bande dessinée, on retrouve différents types de lectorats. Ainsi, par exemple, le lectorat de comics est beaucoup plus masculin que féminin. À l’inverse, les femmes se dirigent plutôt vers le roman graphique. Récemment, la popularisation du webtoon a également permis de cibler un public féminin. Malheureusement, il n’existe à ce jour aucune donnée statistique permettant de se faire une réelle idée du lectorat de webtoon.
[1] Je n’ai pas réussi à retrouver la vidéo en question, mais il s’agissait d’une vidéo de la chaîne Youtube Ura-Man qui suit les éditeurs de l’application Manga One de Shôgakukan.
[2] Je précise qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène restreint à la France. On trouve également des différences en fonction du sexe dans d’autres pays à travers le monde. Ainsi, une étude datant de 2023 au Royaume-Uni sur un échantillon de 64 000 enfants âgés de 8 à 18 ans montre que 44,6% des garçons lisent de la BD au moins une fois par mois contre 34,8% pour les filles.
[3] Je parle ici uniquement de l’application Webtoon Naver. Il s’agit de la seule application pour laquelle j’ai pu trouver des données statistiques. Il est donc probable que le lectorat de webtoons dans sa grande globalité varie quelque peu de ces chiffres. L’application étant cependant la plus populaire, les données ne doivent pas être totalement à côté de la réalité statistique.
[4] Je précise que la BD franco-belge est également assez populaire chez les plus de 55 ans. Je parle ici de la tranche d’âge 18-34 ans.
[5] Tappytoon n’est pas spécialisé à 100% dans le BL mais une grosse partie de son catalogue propose ce genre de titres.
Bibliographie
Etudes
- Les Français et la lecture en 2025, CNL et Ipsos, 2025, disponible sur : https://centrenationaldulivre.fr/donnees-cles/les-francais-et-la-lecture-en-2025 (consulté le 8 novembre 2025).
- Les jeunes Français et la lecture en 2024, CNL et Ipsos, 2024, disponible sur : https://centrenationaldulivre.fr/donnees-cles/les-jeunes-francais-et-la-lecture-en-2024 (consulté le 8 novembre 2025).
- Les Français et la BD, CNL et Ipsos, 2020, disponible sur : https://centrenationaldulivre.fr/donnees-cles/les-francais-et-la-bd (consulté le 8 novembre 2025).
- La Bande dessinée, une pratique culturelle de premier plan : qui en lit, qui en achète ?, SNE et GFK, 2017, disponible sur : https://www.sne.fr/app/uploads/2017/10/GfK-SNE_SYNTHESE-BD_OCT2017-1.pdf (consulté le 8 novembre 2025).
- EVANS Christophe et GAUDET Françoise, La lecture de bandes
- dessinées, Département des études de la prospective et des statistiques, 2012, disponible sur : https://books.openedition.org/deps/158 (consulté le 8 novembre 2025).
- GUILBERT Xavier, 2021, Panorama de la bande dessinée en France, CNL, disponible sur : https://centrenationaldulivre.fr/donnees-cles/panorama-de-la-bande-dessinee-en-france (consulté le 8 novembre 2025).
- La diffusion dématérialisée de BD et mangas en France, Hadopi, 2017.
Articles et Ouvrages
- BERTHOU Benoît, La bande dessinée : quelle lecture, quelle culture ?, Éditions de la Bibliothèque Publique d’Information, 2015, disponible sur : https://books.openedition.org/bibpompidou/1671 (consulté le 8 novembre 2025).
- BAUER Julia, 2022, « Rencontre avec Pascal Lafine (KBOOKS, VERYTOON, TONKAM) », Keulmadang, disponible sur https://keulmadang.com/2022/07/06/rencontre-avec-pascal-lafine-kbooks-verytoon-tonkam/ (consulté le 8 novembre 2025).
- GUILBERT Xavier, 2022 , « Féminisation », Du9, disponible sur : https://www.du9.org/dossier/feminisation/ (consulté le 8 novembre 2025).
- LACHASSE Jérôme, 2023, « Comment le « Boy’s Love », ces histoires d’amour entre hommes, s’impose en France », BFMTV, disponible sur : https://www.bfmtv.com/people/bandes-dessinees/comment-le-boy-s-love-ces-histoires-d-amour-entre-hommes-s-impose-en-france_AN-202311120162.html (consulté le 8 novembre 2025).
- PAQUOT Valentin, 2022, « Émilie Coudrat (Naver Webtoon) : « Notre ambition est d’inverser le ratio entre titres internationaux et titres français » », L’Internaute, disponible sur : https://www.linternaute.com/livre/mangas/2672556-emilie-coudrat-naver-webtoon-notre-ambition-est-d-inverser-le-ratio-entre-titres-internationaux-et-titres-francais/ (consulté le 8 novembre 2025).
Etudes étrangères
- « マンガを最もよく読むのは20代 男性は紙の単行本・女性は無料の電子書籍の利用が多い », 2023, Appliv TOPICS, disponible sur : https://prtimes.jp/main/html/rd/p/000000425.000055900.html (consulté le 8 novembre 2025).
- « 漫画の読み方に関する調査 », 2022, Cross Marketing, disponible sur : https://www.cross-m.co.jp/report/trend-eye/20220525comic (consulté le 8 novembre 2025).
- WASSER Julien, « 最新調査で判明:若年層の日本人の関心低下傾向、マンガの読書と創作における男女差も », 2025, PDF Guru, disponible sur : https://pdfguru.com/ja/blog/manga-trends-2025 (consulté le 8 novembre 2025).
- Children and young people’s engagement with comics in 2023, National Literacy Trust, 2024, disponible sur : https://literacytrust.org.uk/research-services/research-reports/children-and-young-peoples-engagement-with-comics-in-2023/ (consulté le 8 novembre 2025).
- « Global Webtoons Market Report: Comprehensive Analysis of Growth Factors, Adoption Trends, and Key Statistics; New Report by TNR, The Niche Research », 2024, Whatech, disponible sur : https://www.whatech.com/og/markets-research/it/archive/874292-global-webtoons-market-report-comprehensive-analysis-of-growth-factors-adoption-trends-and-key-statistics-new-report-by-tnr-the-niche-research.html (consulté le 8 novembre 2025).





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